La fiabilité du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) continue de susciter des interrogations. Dans une question écrite adressée au ministère de la Transition écologique, la sénatrice Pauline Martin demande si le gouvernement envisage d’imposer la mention des consommations réelles d’énergie dans le DPE, lorsque ces données sont disponibles. Une mesure qui renforcerait la transparence et la compréhension du diagnostic par les particuliers.
Aujourd’hui, le DPE repose sur une méthode conventionnelle de calcul, indépendante des comportements des occupants. Résultat : de nombreux ménages constatent des écarts parfois considérables entre la consommation estimée et la consommation réelle. Ces différences peuvent alors fragiliser la confiance accordée à l’outil, pourtant central dans les transactions et la rénovation énergétique. Pour la sénatrice, l’absence d’obligation de mentionner les données réelles prive les acheteurs et les locataires d’une information essentielle.
Intégrer ces données permettrait d’offrir une vision plus précise de la performance énergétique des logements. Cela faciliterait également l’ajustement des aides publiques à la rénovation, souvent attribuées sur la base de classes DPE théoriques. En améliorant la correspondance entre performance affichée et usage réel, le gouvernement renforcerait donc la crédibilité du dispositif et l’efficacité de la politique énergétique.
Le ministère a indiqué suivre de près les travaux en cours sur la fiabilisation du DPE et sur l’amélioration de la qualité des données. Une évolution réglementaire pourrait donc être envisagée dans le cadre des prochaines révisions de la méthode de calcul. L’enjeu est de taille. Il s'agit de faire du DPE un outil pleinement fiable, capable de guider les ménages. Mais aussi apte à soutenir concrètement les objectifs de transition énergétique fixés par la France.