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DPE : taux d’anomalie et confusion persistante sur la qualité réelle des diagnostics
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DPE : taux d’anomalie et confusion persistante sur la qualité réelle des diagnostics
27 Juin 2025

DPE : taux d’anomalie et confusion persistante sur la qualité réelle des diagnostics

La question de la fiabilité du DPE continue de susciter incompréhensions et raccourcis. Le dernier rappel du ministère de l’Industrie et de l’Énergie le confirme : les anomalies recensées par la DGCCRF n’évaluent pas la précision des diagnostics, mais concernent des manquements à la réglementation commerciale. Une distinction essentielle à rappeler alors que la suspicion de fraude alimente régulièrement les débats.

Une interprétation hâtive des contrôles DGCCRF

L’enquête de 2019 évoquée par le député Fabien Roussel pointait 72 % d’établissements en anomalie. Mais contrairement à ce que certains laissent entendre, ces anomalies ne portent pas sur l’exactitude des étiquettes DPE. Le ministère rappelle qu’il s’agit en majorité d’irrégularités contractuelles : mentions absentes, information précontractuelle incomplète, délais de rétractation ignorés… Des obligations essentielles, certes, mais qui ne disent rien de la compétence technique du diagnostiqueur. Les conclusions officielles sont sans ambiguïté : les infractions relevées relèvent du droit de la consommation, non de la méthodologie DPE. Pourtant, cette confusion continue d’entacher l’image de la profession.

DPE manipulés : des chiffres en nette baisse

L’étude du Conseil d’analyse économique (CAE) publiée en juin 2024 confirme une baisse des DPE « ajustés aux seuils ». Le phénomène, estimé à 3,9 % avant la réforme de 2021, ne concernerait plus que 1,7 % des diagnostics. Une amélioration sensible, appuyée par la montée en compétence des professionnels, le durcissement des formations et les contrôles renforcés des organismes certificateurs. Ce recul s’inscrit donc dans une dynamique plus large de fiabilisation des outils de performance énergétique. En lien direct avec la politique de rénovation des bâtiments.

Des évolutions attendues dès 2025

Le gouvernement annonce la poursuite des campagnes de la DGCCRF sur le terrain. Par ailleurs, la loi du 21 mai 2025 ouvre la voie à un partage d’information renforcé entre la DGCCRF, l’ADEME et les certificateurs. Une évolution qui pourrait affiner les contrôles en ciblant mieux les cas problématiques, notamment dans le cadre des dispositifs d’aide à la rénovation énergétique. Pour les professionnels du diagnostic, ces évolutions rappellent l’importance d’une vigilance continue, tant sur le fond technique que sur le respect strict des obligations contractuelles.