Fiabilisation du DPE, revalorisation de l’électricité, durcissement des règles sur l’amiante… En 2025, les autorités ont multiplié les textes pour structurer, encadrer et sécuriser la pratique des diagnostics immobiliers. Voici les trois évolutions à ne pas rater.
Les arrêtés du 16 juin 2025 (publiés au Journal Officiel) lancent un plan national de fiabilisation du DPE, avec deux piliers :
Mais ce QR code n’est toujours pas actif. L’outil de vérification annoncé par le ministère n’est pas disponible, et aucune date ferme n’a été communiquée.
Du côté des pros, les fédérations (FIDI, CDI-FNAIM, SIDIANE) dénoncent une mise en œuvre précipitée et peu coordonnée, qui fragilise la crédibilité du dispositif alors même que l'État veut intensifier la lutte contre les fraudes.
Le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire (facteur CEP) va passer de 2,3 à 1,9 à partir du 1er janvier 2026, comme annoncé par le ministère de la Transition écologique en juillet 2025.
Ce changement, validé par l’ADEME, va sortir environ 850 000 logements du statut de "passoires énergétiques", améliorant leur classement DPE sans travaux.
Mais les professionnels alertent déjà sur un déséquilibre croissant avec le gaz et une perte de lisibilité pour les ménages, qui verront des étiquettes s’améliorer sans rénovation réelle. L’arrêté est attendu à la rentrée, après consultation publique.
L’arrêté du 3 juin 2025 (JO du 2 juillet) impose de nouvelles règles pour les analyses de matériaux amiantés :
Objectif : fiabiliser les diagnostics avant travaux et éviter les erreurs d’interprétation, pour une meilleure sécurité des intervenants.
En coulisses, des inquiétudes émergent sur une augmentation des coûts et une complexification des procédures, notamment pour les acteurs les plus petits.