L’ADEME publie un guide sectoriel dédié aux bailleurs sociaux pour les aider à bâtir leur Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES). L’objectif ? Passer d’une logique purement énergétique à une stratégie climatique globale. Dans ce cadre, le DPE devient alors une ressource précieuse.
Le logement social représente un volume considérable de résidences. Bien que souvent mieux rénové que le privé, ce parc doit maintenant répondre à une exigence plus large : la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Cela commence par une connaissance fine de chaque bâtiment et une exploitation rigoureuse des données disponibles.
Le DPE contient des informations utiles : consommation par type d’usage, type d’énergie utilisée, estimation des émissions de GES. Il permet aussi de classer les logements par étiquette, de comparer les zones climatiques ou encore d’orienter un Plan Stratégique de Patrimoine.
Loin d’être un simple indicateur réglementaire, il devient également un outil opérationnel au service des bailleurs.
Le guide met en garde : la version 2012 et celle en vigueur depuis juillet 2021 ne produisent pas des résultats comparables. Un même logement peut donc apparaître différemment selon le modèle utilisé.
Pour fiabiliser le BEGES, les bailleurs doivent harmoniser les données, les actualiser si nécessaire et adopter les mêmes unités sur l’ensemble du parc.
Depuis plus de dix ans, les DPE sont centralisés dans une base de données publique tenue par l’ADEME. Elle regroupe plus de neuf millions de diagnostics et est enrichie chaque semaine.
Utiliser cette ressource permet d’obtenir une vision plus fine du patrimoine, de croiser les données et d’appuyer les démarches de décarbonation.
Dans cette perspective, le DPE redevient un outil clé : fiable, structurant et pleinement utile à la transition du logement social.